En attendant apéritif à la Française… l’heure des apéros

À en croire les scientifiques les plus chevronnés ainsi que ma voisine de palier, l’été approche à grand pas. Et qui dit été, dit une inextinguible soif de terrasse et de drinks entre amis et…d’apéros ! Ce sport Français sera célébré cette année encore à Montréal le vendredi 8 juin à 19 h à l’Arsenal (Griffintown) avec l’initiative Apéritif à la Française.

Mais en attendant cette 9e et toute dernière édition d’Apéritif à la Française (qui reviendra l’an prochain sous une autre formule apparemment), il faut bien s’entraîner un peu. J’ai donc décidé de préparer l’événement en trois temps et en variant les plaisirs. On décline l’apéro et on fait l’apéro-terrasse, l’apéro-maison et l’apéro-parc. Ces trois disciplines ne sont malheureusement pas encore reconnues officiellement par le comité olympique mais patience, elles le seront un jour. Ma voisine de palier est formelle là-dessus.

1) Apéro-terrasse
Pour cette première étape, direction la terrasse de l’ami Fred qui n’est pas le dernier pour lever le verre en bonne compagnie. Je me présente donc chez lui accompagné d’une bouteille de rosé Tavel domaine du vieil Aven. Rien que le nom, ça fait saliver. L’apéro-terrasse présente l’avantage de donner aux participants un certain confort pour ne pas dire un confort certain. On a oublié le tire-bouchon ? (le classique) un saut dans la cuisine permet de réparer cette erreur en moins d’une minute. Entre parenthèse, toujours vérifier son matériel avant d’entamer une compétition. La terrasse et ses chaise longues, sa table en bois sur laquelle est venu se poser un agréable petit saucisson de Lyon, des chips et quelques autres amuse-bouche, le temps suspend son vol comme disait le poète. L’apéro-terrasse permet également de profiter de la conversation de ses voisins qui parlent souvent trop fort, eux aussi embarqué dans un apéro-terrasse. On connaît ainsi leur avis sur le conflit étudiant, l’arrivée imminente d’un orage en fin de soirée et on peut même si on est chanceux avoir des nouvelles de leur vieille tante Yvonne qui va bien mieux depuis son opération de la hanche la semaine dernière. Ouf. En tout cas le rosé Tavel domaine du vieil Aven s’est bu sans sourciller et a mis des sourires dans la face.

2) L’apéro-maison
Encore plus confort que l’apéro-terrasse, l’apéro-maison st idéal pour les gens qui ne veulent pas bouger de leur canapé, pour les vampires que la lumière du jour effraye ou pour les jours de pluie. L’avantage de l’apéro-maison, outre le confort du sacro-saint divan, est de pouvoir jumeler ça avec une activité « parasportive » comme… le jeu vidéo. Et oui, rien de mieux à l’heure de l’apéro qu’une petite partie de golf sur la console Wii entre potes. Entre chaque coup, on se concentre en buvant un petit cocktail ou un verre de vin. À la fin du parcours, au 18e trou, la main est généralement très détendue, et le stress inhérent à la partie dissipé. Bon parfois, les participants ne veulent pas jouer à la Wii et préfère se concentrer sur la dégustation liquide. C’est ce qui s’est passé au cours d’un récent apéro-maison où les délicieuses bulles de Sieur d’Arques Première bulle ont occupé tout notre champ d’intérêt. On ne fait pas assez souvent d’apéro avec du mousseux. Il donne à ce moment un je-ne-sais-quoi de chic et on dirait que les conversations s’envolent un peu plus haut qu’avec un rhum and Coke…

3) L’apéro-parc

Ah, le plus champêtre de la liste, l’apéro-Parc, ce doux moment de la semaine où l’on se retrouve sur une table en bois dans l’un des parcs de Montréal, à faire sauter le bouchon de son alcool préféré au rythme lancinant du vent dans les arbres. Par Jarry, Lafontaine, ou Laurier peu importe le parc pourvu qu’on ait l’apéro. On prend un petit Coteaux du Languedoc 2011 Ormarine Picpoul, une bouteille de Vodka Grey Goose  pour quelques cocktails improvisés et direction le parc. Et là ô drame, ô désespoir. Ça c’était le scénario idéal, prévu depuis une bonne semaine, mais Monsieur Météo n’est pas clément en ce samedi après-midi et  vient gâcher notre beau projet à coup d’orage et de méchante pluie. On aime l’eau, ce n’est pas le problème, mais on la préfère dans le Pastis que sur nos crânes. Le parc Laurier, en ce samedi qui aurait pu être un beau samedi, est resté bien vide. Plan B (pas le bar de la rue Mont-Royal), on se rattrape à la maison et bis repetita, on refait un apéro-maison. On resort la Wii et je deviens vraiment très bon au cyber-golf. Merci Monsieur Météo.

Bien sûr il y a de nombreuses variantes, l’apéro-forêt, l’apéro-plage, L’apéro-camping, l’apéro-bateau, l’apéro-parapente (plus risqué celui-là). Vivement que l’apéro soit décrété sport olympique. J’ai déjà mon dossard.

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