Il y a des invitations qui ne se refusent pas. Celle de la Maison Ogier à venir déguster des Châteauneuf-du-Pape au restaurant Le Local de Montréal en est un très bon exemple. Nous sommes douze à table, douze à faire un beau voyage dans le Vaucluse. Le commandant de bord s’appelle Didier Couturier, c’est l’oenologue de la maison Ogier que le hasard a placé à ma gauche à table. Je vais essayer de ne pas le souler avec mes questions de béotien pendant tout le repas…
À ma droite la sommelière Élyse Lambert s’est joint à nous et verse dans nos verres quatre Châteauneuf-du-Pape qui se distinguent par leur terroir : éclats de calcaire, galets roulé, safres et grès rouges. Si l’on note des différences évidentes entre les quatre vins, on ne peut s’empêcher de remarquer dans le même temps qu’ils partagent une certaine harmonie, une finesse en bouche qui me fait penser à du velours.
Après cette première vague de dégustation en rouge, on goûte un blanc (Côtes du Rhône Héritages blanc 2010) histoire de ne pas faire de jaloux dans les couleurs et nous sommes fin prêts à passer à des chose plus solides. Le menu imaginé par le restaurant Le Local pour accompagner la dégustation a été un sans faute. Depuis les bouchées (chèvre au noix, ceviche de pétoncle, gravlax de saumon) jusqu’au plateau décadent des mignardises en passant par un pavé de flétan absolument irrésistible, l’accord avec les vins fonctionnent à merveille.
Au cours de ces liquides agapes j’ai fait la connaissance d’un vin qui je le sens va devenir très vite un ami. L’Oratorio Crozes-Hermitage. Robuste tout en gardant une belle finesse en bouche. Coup de coeur.
Trois heures à table qui ont semblé être des minutes. De belles conversations autour du vin, sans chichi ni prétention. Merci Élyse pour cette discussion sur la mémoire olfactive très intéressant. Un très beau voyage, à hauteur de verre.



