Pierre Lapointe et Mark Berube: double bonheur acoustique sur une terrasse

Concert parfait de Pierre Lapointe sur le toit d’Ubisoft

Quel plaisir que ce double concert acoustique "Unplugged sur le toit" samedi après-midi sur la terrasse d’Ubisoft. La maison de disque Bon Sound a eu la bonne idée d’imaginer ces concerts d’une heure dans ce lieu très original qu’est la terrasse de l’immeuble Ubisoft dans le Mile-end.

Au programme du jour Pierre Lapointe et Mark Berube. C’est ce dernier qui a ouvert le bal peu après 18h alors que le soleil dardait encore ses rayons et inondait la terrasse. Dans ce cas, instinct de survie oblige, on migre vers le bar qui se transforme en oasis. Le vin qui se négocie à 4$ est plutôt ordinaire, le verre en plastoque, mais le contexte est si agréable que l’on s’en fout pas mal et que ça n’altère nullement la fête.

Un verre au soleil… acoustique rime avec plastique.

Mark Berube, que j’ai vu moult fois à l’époque où il était avec « The patriotic few » était derrière le piano et ses lunettes noires, accompagné par Christina au violoncelliste. Ambiance acoustique donc et une très bonne performance du chanteur montréalais qui alternait ses interventions en Français et en Anglais. Sa voix toujours aussi unique et chaude réussit à faire passer l’émotion avec facilité. Pendant les morceaux, l’écoute est totale, presque religieuse. « C’est comme si on était au bord de la mer avec le vent dans le micro » lance Mark Berube entre deux tounes. 45 minutes de concert et c’est déjà la fin du tour de chant. On attend Pierre Lapointe en chassant les nombreuses abeilles qui tournoient autour des verres de vin avec la pépie d’un alcoolique en manque.

Avec un débardeur fendu jusqu’aux hanches, lui aussi arborant des lunettes noires, Pierre Lapointe arrive. Il est 19h, le soleil s’approche de l’horizon et le chanteur mutant se lance dans un florilège acoustique tiré en grande partie de sa tournée seul au piano. Le magnétisme des amants, Au 27-100, rue des partances, le Lion imberbe, Nous restions là… autant de morceaux enchaînés au bon rythme et qui transforment la terrasse d’Ubisoft en salle de concert intime à ciel ouvert.

Mark Berube au piano et Christina au violoncelle.

Précis, drôle, en voix, Lapointe est en forme et compresse le temps devant nous, une heure de show qui semble durer 20 minutes. C’est assez long pour qu’on ne puisse pas dire que c’est trop court et c’est assez court pour susciter une jolie frustration, positive, qui nous fera aller le revoir très vite en spectacle.

Le soleil se couche sur Montréal, la vue est tout simplement magique.

Le soleil se couche sur la terrasse d’Ubisoft, les abeilles se sont calmées, il est temps de rentrer. Samedi prochain c’est Lisa Leblanc et le groupe Avec Pas d’casque qui investiront les lieux. Mais malheureusement l’événement est déjà complet…

Bon anniversaire le Saloon Bar de Montréal !

Le Saloon Bistro Bar a fêté dignement ses 20 ans d’existence. Bon anniversaire le Saloon !

Ouvert en 1992, cette institution du Village Gai de Montréal située à deux pas et demi de la station Beaudry, a marqué le coup en organisant une fête placée sous le signe du cirque et de la fête foraine. De 17h à 22h la soirée étaient réservée aux médias, personnalités et invités privilégiés.

Tandis que ces invités sirotaient tranquillement leur cocktail à base de Perrier sur la terrasse, plusieurs artistes et acrobates y allaient de leur performance de danse ou de sauts à l’intérieur de l’établissement. Toujours impressionnant de voir des acrobates à quelques centimètres seulement de son nez. 

Dehors, sous un soleil encore fort, on pouvait rencontrer le styliste Denis Gagnon, dans un très joli bermuda noir. Derrière ses énoooooooorme lunettes qui permettent de l’identifier du premier coup d’oeil, il discutait avec passion et des amis. Non loin, Madame Simone, « personnificatrice » emblème du Village accueuillait les convives qui ne manquaient pas de se faire prendre en photo avec elle, une fois sur deux.

L’ambiance sonore était assurée par les DJs Rich Spence, Steve Aries et Paskal Daze et les plaisirs à avaler étaient concoctés par le chef Sébastien Savard. Il parait que l’ambiance est montée crescendo et que les cowboys et cowgirls ont veillé jusque très tard dans la nuit…

Le Saloon
1333, rue Sainte-Catherine est (à l’ouest de la rue Papineau), Montréal
www.lesaloon.ca

Les heures d’ouverture du Saloon sont flexibles selon l’achalandage et les saisons, toutefois, les heures de fermeture seront révisées à la hausse au besoin.

  • Lundi : 11h à 22h30
  • Mardi : 11h30 à 22h30
  • Mercredi : 11h30 à 22h30
  • Jeudi : 11h30 à 23h
  • Vendredi : 11h30 à 24h
  • Samedi : 10h à 24h (déjeuners servis jusqu’à 15h)
  • Dimanche : 10h à 22h30 (déjeuners servis jusqu’à 15h)

La terrasse sera accessible du mercredi 26 mai jusqu’au 12 septembre

Photos: www.dugraff.com

Le Barraca s’apprête à fêter en grand ses 10 ans. ¡Feliz Cumpleaños !

On le savait déjà, le Barraca, Rhumerie & Tapas est un lieu de fête. Il le deviendra encore plus dans quelques jours à l’occasion de son 10e anniversaire, retenez la date : le 1er juillet 2012. Le célèbre établissement de l’avenue Mont-Royal célébrera sa décennie de mojitos et autres plaisirs pour les papilles à travers plusieurs événements.

Il y aura ainsi pas moins de trois thématiques qui seront la Fiesta espagnole (dimanche 8 juillet) une journée à l’ambiance latine au cours de laquelle un trio de musique espagnole se produira, accompagnant une danseuse de flamenco. Le Barraca servira également une paella et une sangria maison.

Dès 15 h, le mercredi 4 juillet, tous ceux qui le désirent pourront apprendre à confectionner un mojito. On nous promet des prix réduits sur les boissons qui changeront toutes les heures et un voyage en Espagne à gagner.

Enfin il y aura le Party des anciens (vendredi 13 juillet). Tous les employés du Barraca, anciens et actuels, seront là. Particularité de la soirée, les prix qui étaient en vigueur à l’ouverture de l’endroit il y a dix ans seront pratiqués ce jour-là, ce qui semble a priori un bon deal. Un méchoui de cochon de lait sera servi.

Boire du rhum c’est bien, mais il est aussi agréable d’éponger tout cet alcool avec du bon miam. Pendant tout le mois de juillet une assiette spéciale anniversaire sera disponible au prix de 10$ taxes incluses. Pour avoir eu la chance de la goûter à l’occasion d’un dîner de presse le 21 juin, je peux vous garantir qu’elle vaut bien le prix. Elle a été imaginée par Guillermo, le chef mexicain de la place et se compose de champignons farcis au chèvre, de dattes au chorizo et lardon,  de pan à la tomate et de l’incontournable empanada de bœuf.

J’ai comme dans l’idée que la terrasse déjà très demandée en arrière du Barraca sera encore moins accessible pendant le mois de juillet…

Feliz Cumpleaños el Barraca !

1134 Mont-Royal Est, Montréal
(514) 525-7741

Voyage montréalais à Châteauneuf-du-Pape

Il y a des invitations qui ne se refusent pas. Celle de la Maison Ogier à venir déguster des Châteauneuf-du-Pape au restaurant Le Local de Montréal en est un très bon exemple. Nous sommes douze à table, douze à faire un beau voyage dans le Vaucluse. Le commandant de bord s’appelle Didier Couturier, c’est l’oenologue de la maison Ogier que le hasard a placé à ma gauche à table. Je vais essayer de ne pas le souler avec mes questions de béotien pendant tout le repas…

Coup de coeur de la soirée: L’Oratorio Crozes-Hermitage.

À ma droite la sommelière Élyse Lambert s’est joint à nous et verse dans nos verres quatre Châteauneuf-du-Pape qui se distinguent par leur terroir : éclats de calcaire, galets roulé, safres et grès rouges. Si l’on note des différences évidentes entre les quatre vins, on ne peut  s’empêcher de remarquer dans le même temps qu’ils partagent une certaine harmonie, une finesse en bouche qui me fait penser à du velours.

Après cette première vague de dégustation en rouge, on goûte un blanc (Côtes du Rhône Héritages blanc 2010) histoire de ne pas faire de jaloux dans les couleurs et nous sommes fin prêts à passer à des chose plus solides. Le menu imaginé par le restaurant Le Local pour accompagner la dégustation a été un sans faute. Depuis les bouchées (chèvre au noix, ceviche de pétoncle, gravlax de saumon) jusqu’au plateau décadent des mignardises en passant par un pavé de flétan absolument irrésistible, l’accord avec les vins fonctionnent à merveille.

Au cours de ces liquides agapes j’ai fait la connaissance d’un vin qui je le sens va devenir très vite un ami. L’Oratorio Crozes-Hermitage. Robuste tout en gardant une belle finesse en bouche. Coup de coeur.

Trois heures à table qui ont semblé être des minutes. De belles conversations autour du vin, sans chichi ni prétention. Merci Élyse pour cette discussion sur la mémoire olfactive très intéressant. Un très beau voyage, à hauteur de verre.

Pavé de flétan du Pacifique. Un régal parfaitment cuit.

Décadent plateau de mignardises…

En attendant apéritif à la Française… l’heure des apéros

À en croire les scientifiques les plus chevronnés ainsi que ma voisine de palier, l’été approche à grand pas. Et qui dit été, dit une inextinguible soif de terrasse et de drinks entre amis et…d’apéros ! Ce sport Français sera célébré cette année encore à Montréal le vendredi 8 juin à 19 h à l’Arsenal (Griffintown) avec l’initiative Apéritif à la Française.

Mais en attendant cette 9e et toute dernière édition d’Apéritif à la Française (qui reviendra l’an prochain sous une autre formule apparemment), il faut bien s’entraîner un peu. J’ai donc décidé de préparer l’événement en trois temps et en variant les plaisirs. On décline l’apéro et on fait l’apéro-terrasse, l’apéro-maison et l’apéro-parc. Ces trois disciplines ne sont malheureusement pas encore reconnues officiellement par le comité olympique mais patience, elles le seront un jour. Ma voisine de palier est formelle là-dessus.

1) Apéro-terrasse
Pour cette première étape, direction la terrasse de l’ami Fred qui n’est pas le dernier pour lever le verre en bonne compagnie. Je me présente donc chez lui accompagné d’une bouteille de rosé Tavel domaine du vieil Aven. Rien que le nom, ça fait saliver. L’apéro-terrasse présente l’avantage de donner aux participants un certain confort pour ne pas dire un confort certain. On a oublié le tire-bouchon ? (le classique) un saut dans la cuisine permet de réparer cette erreur en moins d’une minute. Entre parenthèse, toujours vérifier son matériel avant d’entamer une compétition. La terrasse et ses chaise longues, sa table en bois sur laquelle est venu se poser un agréable petit saucisson de Lyon, des chips et quelques autres amuse-bouche, le temps suspend son vol comme disait le poète. L’apéro-terrasse permet également de profiter de la conversation de ses voisins qui parlent souvent trop fort, eux aussi embarqué dans un apéro-terrasse. On connaît ainsi leur avis sur le conflit étudiant, l’arrivée imminente d’un orage en fin de soirée et on peut même si on est chanceux avoir des nouvelles de leur vieille tante Yvonne qui va bien mieux depuis son opération de la hanche la semaine dernière. Ouf. En tout cas le rosé Tavel domaine du vieil Aven s’est bu sans sourciller et a mis des sourires dans la face.

2) L’apéro-maison
Encore plus confort que l’apéro-terrasse, l’apéro-maison st idéal pour les gens qui ne veulent pas bouger de leur canapé, pour les vampires que la lumière du jour effraye ou pour les jours de pluie. L’avantage de l’apéro-maison, outre le confort du sacro-saint divan, est de pouvoir jumeler ça avec une activité « parasportive » comme… le jeu vidéo. Et oui, rien de mieux à l’heure de l’apéro qu’une petite partie de golf sur la console Wii entre potes. Entre chaque coup, on se concentre en buvant un petit cocktail ou un verre de vin. À la fin du parcours, au 18e trou, la main est généralement très détendue, et le stress inhérent à la partie dissipé. Bon parfois, les participants ne veulent pas jouer à la Wii et préfère se concentrer sur la dégustation liquide. C’est ce qui s’est passé au cours d’un récent apéro-maison où les délicieuses bulles de Sieur d’Arques Première bulle ont occupé tout notre champ d’intérêt. On ne fait pas assez souvent d’apéro avec du mousseux. Il donne à ce moment un je-ne-sais-quoi de chic et on dirait que les conversations s’envolent un peu plus haut qu’avec un rhum and Coke…

3) L’apéro-parc

Ah, le plus champêtre de la liste, l’apéro-Parc, ce doux moment de la semaine où l’on se retrouve sur une table en bois dans l’un des parcs de Montréal, à faire sauter le bouchon de son alcool préféré au rythme lancinant du vent dans les arbres. Par Jarry, Lafontaine, ou Laurier peu importe le parc pourvu qu’on ait l’apéro. On prend un petit Coteaux du Languedoc 2011 Ormarine Picpoul, une bouteille de Vodka Grey Goose  pour quelques cocktails improvisés et direction le parc. Et là ô drame, ô désespoir. Ça c’était le scénario idéal, prévu depuis une bonne semaine, mais Monsieur Météo n’est pas clément en ce samedi après-midi et  vient gâcher notre beau projet à coup d’orage et de méchante pluie. On aime l’eau, ce n’est pas le problème, mais on la préfère dans le Pastis que sur nos crânes. Le parc Laurier, en ce samedi qui aurait pu être un beau samedi, est resté bien vide. Plan B (pas le bar de la rue Mont-Royal), on se rattrape à la maison et bis repetita, on refait un apéro-maison. On resort la Wii et je deviens vraiment très bon au cyber-golf. Merci Monsieur Météo.

Bien sûr il y a de nombreuses variantes, l’apéro-forêt, l’apéro-plage, L’apéro-camping, l’apéro-bateau, l’apéro-parapente (plus risqué celui-là). Vivement que l’apéro soit décrété sport olympique. J’ai déjà mon dossard.

Lancement des 5 à 7 de New City Gas. Ambiance industrielle et branchée…

Décidément, on parle de plus en plus du New City Gas de Montréal, cet édifice historique du quartier Griffintown qui a été transformé en lieu pour des événements. Il y a quelques jours avait lieu là-bas le C2-MTL Le New City Gas de Montréal, on annonce la venue des DJ David Guetta et Tiësto en juin et jeudi avait eu lieu le party d’ouverture des 5 à 7 New City Gas de Montréal avec Ambiance cours intérieures du Meatpacking district de NYC.

Dès 17h une flopée de participants s’est présentée au 956 de la rue Ottawa, non sans avoir bravé les multiples travaux qui ont transformé l’arrivée de certains en parcours du combattant, façon Fort Boyard. Perso, même à pied j’ai galéré, la rue d’Ottawa n’étant accessible que d’un côté.
Le lieu: il faut bien admettre que cette vieille bâtisse a de la gueule, du cachet, mieux, elle a une âme. Les propriétaires des lieux ont réussi leur pari si celui-ci était de donner un côté industriel, brut, mais avec des jolies trouvailles comme l’immense baignoire qui sépare les toilettes des filles de celles des garçons et qui srt à se laver les mains.

Un immense bar à l’entrée pour les soiffards qui n’ont pas le courage d’aller plus loin, un espace lounge, genre pas trop de lumière et des seaux à Champagne posés sur de petites tables et un long couloir plongé dans le noir (il me semble même avoir vu une chauve-souris) au bout duquel un deuxième bar, donnant sur une cour intérieure, ambiance house-party, mais… de riche. Mais le meilleur est sans doute à l’étage où un troisième bar est tranquillement posé sur une agréable terrasse de taille modeste ce qui tend invariablement à favoriser les contacts avec autrui, ce qui est finalement un peu le but aussi d’un 5 à 7.
De la terrasse, la vue est incroyable dans ce qu’elle offre de plus urbain. Oubliez les jardins, les espaces verts, ici on est face à des murs en brique rouge qui rappellent Liverpool, mais sans les Beatles, on regarde la fumée blanche sortir d’une cheminée industrielle, on remarque au loin, une grue de chantier et, comble du décor indu, les trains de Via Rail et de AMT passent à quelques mètres seulement de la terrasse, mixant le bruit des roues métalliques sur les rails à la musique du  DJ, à moins que ce fût l’inverse. Peu importe, rien que pour cette petite terrasse et cette vue qui nous donne l’impression d’être au coeur de la pochette de l’album Animals des Pink Floyd, ça vaut le coup.


En ce qui concerne la crowd, ça ressemble pas mal à quelque chose entre le Café des Éclusiers et la terrasse de l’hôtel Place d’armes. Ça s’habille bien, ça a sorti les costumes de marques, les lunettes qui vont bien, les talons hauts, les jupes mini voire nano, ça se regarde du coin de l’oeil, ça regarde si on se fait regarder. Et ça dit parfois même, que dis-je, ça hurle «Ohhhhhhhhh My God !! t’es là aussi, ça fait trop plaisir de te revoir» à quelqu’un qu’on a croisé la veille à un autre 5 à 7 mais dont on ne parvient toujours pas à se souvenir du prénom. Jim…John…Raymond ? Pas grave, on lui demandera au 5 à 7 de demain.

Ambiance chic, branché-branchouille donc, ça ne plaira pas à tout le monde, mais comme le disait pertinemment le générique d’Arnold et Willy, il faut de tout pour faire un monde.

Pour suivre les événéments de ce lieu atypique c’est ici:  http://www.newcitygas.com/

Lancement de la nouvelle ligne de vin bio de Jean-Paul Daumen, vive la vallée du Rhône !

Décidément les 5 à 7 qui ont lieu au FoodLab de la SAT sont vraiment sympathiques. Aux découvertes culinaires concoctées par Seth Gabrielse et Michelle Marek s’ajoutent parfois des joies liquides comme celle qui a eu lieu mardi soir à l’occasion du lancement de la nouvelle ligne de vin bio de Jean-Paul Daumen (du Domaine de la Vieille Julienne).

En présence de Jean-Paul Daumen lui-même, fraîchement débarqué de l’avion, nous avons donc dégusté son Côtes-du-Rhône 2010 et son Vin de Pays, tout deux représentés l’agence oenopole. Ma préférence va sans conteste au Côtes-du-Rhône, léger et corsé. Le vin de pays que JEan-Paul Daumen qualifie de "Vin de soif" se laisse boire facilement aussi mais ne rivalise pas avec l’autre.

Jean-Paul Daumen.

Comme tous les 5 à 7 FoodLab, l’événement avait lieu au troisème étage de la SAT. Sur les longues tables qui invitent à la rencontre et à trinquer avec son voisin, de la terre avait été disposée, ambiance terroir… Après une longue enquête sur le terrain, entre deux verres de vino, j’ai appris que la terre ne venait pas du Domaine de la Vieille Julienne (OMG !) mais du Choix du Président.

Peu importe, le vin était bon, l’ambiance très détendue. Ça parlait, ça riait, ça trinquait et Jean-Paul Daumen, le petit dernier d’une famille de vignerons depuis cinq générations virevoletait au milieu des convives pour leur parler de son travail.

Du côté de la station bouffe les grillades donnaient une odeur d’été à la salle tandis que dehors c’était plutôt un rideau de pluie qui nous tenait lieu de paysage. La terrasse a été néanmoins prise d’assaut plus tard par les impénitents fumeurs de cigarettes qui ont risqué de glisser sur le sol trempé. La vie des fumeurs est décidemment bien périlleuse.

Nous avons bu la version 2010 qui sera prochainement sur les tablettes de la SAQ mais en attendant le Daumen Côtes du Rhône 2009 est disponible. Santé !

La Terrasse Sinclair: une nouvelle adresse dans le Vieux-Montréal

L’été approche et avec lui l’irrépressible envie de sortir et d’aller souper en terrasse. Ça tombe bien, voici une nouvelle adresse : la Sinclair Terrasse, qui appartient à l’hôtel St-Sulpice, dans le Vieux-Montréal.

Cette terrasse n’est pas exposée à la vue des milliers de touristes qui arpentent le Vieux Montréal à la recherche d’un bibelot parfumé à l’érable, non, il faut connaître l’adresse. Entrez dans l’hôtel et au fond, après le bar, elle vous attend avec ses tables en osier noir et ses arbres de lilas. Ouverte en continue dès 11h30 du matin, prenez place à l’une des 28 tables de deux à quatre personnes vous devriez très vite vous sentir ailleurs.

En plein travail…

Depuis le 14 mai, la terrasse Sinclair le chef Stelio Perom­belon (ex Les Cons servent, Pullman, Les Chèvres et Leméac) a repris les choses en main et imaginé une carte variée et assez large pour que tout le monde y trouve son compte.

Une bonne idée est de proposer les entrées et certains plats dans des formats demi-portion, idéal pour découvrir la carte et pour jouer la carte du partage, façon tapas. Le menu se divise en « Cru » (pétoncles marinés, tartare de boeuf, assiette de charcuterie) en « Léger » (asperges du Québec grillées, pamplemousse farci au crabe des neiges, salade de pintade et salade niçoise) en « Costaud » avec des plats comme le burger de boeuf, l’épaule de porc confite, la bouillabaisse Sinclair ou encore le filet de boeuf et enfin un coin dessert, sans lequel il n’est pas de bonheur gastronome possible. On a le choix entre une verrine « tarte au citron », un sandwich à la crème glacée et une brioche grillée aux fraises. Et pour les irréductibles Gaulois comme moi qui ne jurent que par le fromage, un plateau de trois choix saura combler les envies de salé.

Filet de boeuf

Le midi c’est table d’hôte à 20$ pour deux plats et 28$ pour 3 plats. Marc-Alexandre Goupil le maitre d’hotel et aussi sommelier connait sa job et dispense de bons conseils sans se faire trop bavard.

Points positifs à l’occasion de cette première fois : le cadre est vraiment agréable, la distance entre les tables rend le souper très intime mais chaleureux. Les produits sont de qualité, notamment les légumes et la viande (gros coup de coeur pour le filet de boeuf). Le choix des fromages québécois aussi, le trio de fromage bleu bénédictin, oka et de Jac le chevrier a fait applaudir mes papilles.

Points négatifs : Le service a été attentif par intermittence, les cuissons de nos plats ont été inversées et certains mets gagneraient à être retravaillés comme le tartare de boeuf, un peu trop pâteux et salé. La carte des vin est très intéressante et fait la part belle à l’importation privée mais reste faible dans les vin d’entrée de gamme. Premier prix pour un rouge : 40$ et 35$ pour un blanc.

La Terrasse Sinclair est à découvrir donc mais on espère que les ajustements se feront rapidement.

Tartare de boeuf

Verrine tarte au citron

Sinclair Terrase
414 rue Saint Sulpice, Montreal, Québec, H2Y 2V5

Courriel:
info@sinclairterrasse.com

Dimanche au Mercredi
11h30 – 22h00

Jeudi au Samedi
11h30-23h00
514-284-2122

Piknic Électronik: succès pour le lancement de la 10e édition

On s’en doutait mais c’est confirmé, les organisateurs du Piknik Électronique ont décidément le bras long. Pour l’inauguration de la 10e édition qui a eu lieu au parc Jean Drapeau de Montréal, ils ont convoqué le Dieu Hélios en personne qui ne s’est pas privé de brûler littéralement les électro-piknikeurs à grands coup d’UVA et d’UVB. On a en effet allègrement passé la barre des 30 degrés et celle des 13 degrés en ce qui concerne le Shiraz Barefoot qui était vendu sur la terrasse du même nom. Les deux donnent des rougeurs mais un seul une mauvaise haleine.

Sur la scène Moog, alors que les DJ Driss Skali, Tone of Arc et Art Department ont tour à tour distillé leur son en secouant la tête de haut en bas, parce que c’est comme ça qu’il faut faire, une foule de plus en plus compacte à mesure que l’heure avançait se dandinait sous « l’Homme de Calder » en secouant la tête de haut en bas, parce que c’est comme ça qu’on doit faire aussi quand ont est une foule. À ce propos, j’espère vraiment que l’Homme de Calder aime la musique électro, sans quoi ses prochains dimanches vont ressembler à une atroce torture à 90 BPM.

Un air d’été a donc soufflé sur cette première journée très réussie, j’ai pas compté tout le monde mais à vue de nez, on était au moins énormément de monde. Gros soleil, bon son, bonne vibration (ça marche mieux avec Vibe), gars torses nus arborant leur tatouages de mâles, filles en mini-short voire pour certaines en micro-short (il y en a pour qui c’est en fait le même short que l’an passé, mais la bière et la poutine étant impitoyable, le mini est devenu micro), on a eu du line-up à l’entrée, du line-up pour aller bouffer, et du line-up aux W.-C.

Ce qui est bien d’est qu’on croise de tout au Piknik: du hipster-underground-grosses-lunettes au gars pas-de-classe qui parle fort, des vieux, beaucoup de jeunes, des gens sobres (ce taux diminue cependant au fur et à mesure de la journée), des fêtards qui crient en sautant et en se cassant parfois la gueule mais avec le sourire, des taciturnes qui sont venus là plus pour le pic-nic que pour la musiques, les infatigables danseurs qui passent la journée et une partie de la soirée à bouger comme si la fatigue était qui leur était un concept étranger, un truc pour les autres humanoïdes… et j’ai même vu une fille en pyjama noir, et le pire c’est que je la connaissais. Je me suis bien abstenu de faire le moindre commentaire sur cette tenue nocturne peu adapter à une fête diurne et ensoleillée de surcroit… Je sais me retenir. Il ne manquerait plus qu je dise qu’elle s’appelle Sofy. Oups.

Toutes les Infos, c’est ici: piknicelectronik.com

Le prix d’entrée est de 12$ plus taxes et frais de service : un total de 14$ tout inclus.
La 10e saison du Piknic Électronik se déroule à tous les dimanches, du 20 mai au 30 septembre 2012, de 14h à 21h.

Photomaton et Musée McCord

Prise de photo pas trop "muséale" avec l’ami Thomas.

Petit cliché-souvenir avec l’ami Thomas Bastien à l’occasion d’un souper bénéfice organisé par le Musée McCord, à l’Arsenal, au cœur de Griffintown. Il faut être sérieux en toutes circonstance, sauf s’il y a un photomaton avec des accessoires…

Et une photo le lendemain, au bal annuel du Musée McCord, un coup de fil très fruité.