« Un jour je ferai du surf ». Cela faisait un bon paquet d’années que je me répétais ça en me visualisant glissant sur une planche lancée à toute vitesse sur une vague géante que je fendrais telle une lame humaine avec la célérité du surfeur d’argent s’il avait été un vrai surfeur de plage…
Ça c’est ce qui se passait dans ma tête. Quand il s’est agi de prendre ma première leçon, il y a quelques semaines à Virginia Beach, mon ambition a vite été revue à la baisse. Mon instructeur, un certain Forrest, m’a demandé de monter sur la planche posée sur le sable je me suis dit 1) Merde y a vraiment des vrais gens qui s’appellent Forrest, c’est pas que dans les films de Zemeckis alors ! 2) Si c’est difficile sur le sable, ça risque pas de s’améliorer sur l’eau.
Et effectivement. Une fois sur l’eau, les choses se sont gâtées. Être à plat ventre, pagayer avec les main en se prenant les vagues en pleine face, ça va encore, ça nettoie le système digestif l’iode il parrait. Non la partie difficile c’est quand Forrest m’a dit « maintenant mets-toi debout sur la planche ! ». Ok, j’obéis, suis un gars docile. Docile oui, mais avec un sens de l’équilibre dont on ne peut pas dire qu’il soit des plus développés. Je ne skie pas, je ne patine pas, je ne fais pas de surf, ni de roller, donc le surf c’est un peu tous ça en même temps mais avec en plus de l’eau salée dans la bouche.
Néanmoins, je remercie la patience de Forrest qui inlassablement, après m’avoir vu plonger une bonne cinquantaine de fois en essayant de maintenir une station verticale, a fait montre d’une grande tolérance et d’un certain soutien moral. « C’est génial, tu y es presque ! ». « Essaye encore, tu vas y arriver ». Et la magie opéra soudain. Je me suis retrouvé debout…et j’ai tenu la pose quelques instants, juste assez pour apprécier cette étrange mais très agréable sensation de glisser sur l’eau.
J’ai finalement effectué un 76e plongeon dans l’eau mais celui-là était prémédité ! J’ai regardé Forrest. Il a fait un signe de pouce avec son doigt, mission accomplie. Réussir à faire surfer UNE vague au mec qui a le moins d’équilibre sur cette terre… c’est lui qui était le plus fier je crois. En haut dans le ciel, le surfeur d’argent s’est marré. Je m’en fous, j’ai surfé LA vague…
Ceux qui me connaissent le savent bien, je suis loin d’être le gars le plus téméraire du monde. Pour être complètement honnête, je dois reconnaître que je suis même plutôt du genre peureux ascendant trouillard. J’ai déjà fait du parapente et un peu de canyoning mais c’est à peu près tout en ce qui concerne les activités qui génèrent de l’adrénaline. Ah si, j’ai passé les douanes américaines une bonne quinzaine de fois depuis que je vis au Canada, ce qui est une activité assez anxiogène, même quand la seule chose que l’on essaye de passer en contrebande chez nos chers voisins est une pomme oubliée au fond d’un sac à dos même pas communiste.
Bref, quand on m’a dit que je partais pour un voyage de presse de cinq jours à Toronto, je me suis dit « Cool, je vais enfin découvrir la ville-ennemie de Montréal, le Marseille des Parisiens en Amérique du Nord ». Mais parmi les activités qui composaient ce voyage se trouvait un truc bizarre que les gens de l’office de tourisme de Toronto ont appelé « CN Tower Edge Walk ». Pour pallier mon ignorance crasse mais assumée, j’interroge mon meilleur ami, Jean-Michel Google. Et là, l’ésotérique « CN Tower Edge Walk » se concrétise. Il s’agit de se pencher dans le vide de la tour CN, à une hauteur de 356 mètres au dessus du plancher des vaches, ce qui est d’autant plus étrange qu’il n’y a pas de vaches au centre-ville de Toronto.
Trop tard j’avais signé. J’avais dit oui. Il me restait à compter les jours avant cette expérience du vide à laquelle je ne pouvais pas échapper sans passer de la catégorie trouillard à celle de pleutre. Après trois jours d’exploration de la ville à zéro mètre d’altitude, nous voici , mes camarades journalistes et moi au pied de cette tour arrogante, en ce 17 mai 2012. Le ciel est bleu, le soleil fait son frimeur en dardant ses rayons, c’st décidément pas un jour pour mourir. Je regarde d’en-bas la plateforme sur laquelle je suis censé marcher quelques minutes plus tard et je sens que mon ventre entame le boléro de Ravel, ce qui n’est pas dans ses habitudes.
Nous voici dans la salle où l’on nous équipe. C’est un peu comme chez le dentiste, c’est là qu’on anticipe la souffrance à venir, là où l’on envisage le champ des possibles (entendez catastrophes), les impensables, comme « Et si la corde qui me retient lâchait… » ou « Et si ces gens qui me déguisent en cosmonaute orange n’étaient pas 100% compétents, s’ils oubliaient de vérifier que ce petit mousqueton est bien attaché, que cette sangle est assez solide pour mon poids ? ». Qui sont ces gens de toute façon, et si l’un d’eux avait été viré le matin même et qu’il cherchait à se venger avant de finir sa dernière journée de travail, quelle autre façon aurait-il que de mal sangler un visiteur lambda afin qu’il chutât dans le vide et s’écrasât.
Une fois harnachés, nous voici dans l’ascenseur qui nous mène à la passerelle extérieure. On plaisante, on se regarde en souriant, mais d’un sourire coincé qui veut dire « toi aussi tu flippes ? ». On est dans la même galère. La porte s’ouvre nous voici dans le vide, enfin presque, il y a cette passerelle de métal sur laquelle nous marchons. Je m’approche du rebord, et un coup d’oeil en bas m’inspire immédiatement une réflexion philosophique à la Lao Tseu « Putain, c’est haut !».
Notre accompagnatrice nous demande de faire quelques exercices avant de se pencher dans le vide face à la ville, il y a le « Toes over Toronto » qui consiste à s’approcher du bord et à faire dépasser la pointe de ses pieds. Ça a l’air de rien, mais ça donne un avant-goût de la suite. On se penche en arrière dans le vide, c’est impressionnant, mais ça se fait bien étant donné que l’on ne fait pas face au vide. Le troisième exercice est quant à lui plus intense. On se penche dans le vide, la face en avant et on se met sur la pointe des pieds, histoire d’être VRAIMENT très haut. Après une hésitation de quelques nanosecondes, je me lance, je suis le premier à faire ça, ce qui permettra aux cinq autres de jouir d’un spectacle intéressant en cas de chute. Mais point de chute il n’y aura. Je respire un grand coup, j’avance vers le bord et me penche enfin. Je sais désormais que je ne pourrai pas être un super héros qui vole. La hauteur, ce n’est pas pour moi. Si je devais être un superhéros, je pense que je serais un truc genre Taupe-Man, le héros qui a un nom tout pourri, mais qui ne prend jamais d’altitude. Ce qu’on resent quand on fait face au vide ? Un agréable malaise pour dire vrai, entre la peur et le plaisir d’avoir peur.
À la fin de cette expérience d’edge-walking, on nous remet un joli petit certificat et deux photos. Voilà c’est fait, j’ai edge-walké. Je ne sais pas si ça me servira un jour pour trouver un emploi, mais je m’empresse néanmoins de l’ajouter à mon CV. On ne sait jamais…
Today I’m attending a Budokon class. I didn’t say I participated in, no. Yesterday lasted until early this morning so I chose not to move too much even in slow motion.
So what is exactly Budokon ? To be honest, I had no idea before my editor told me "David, get your sports gear, you’re gonna write about Budokon". "Yes mam’ would I have answered if I were born in Alabama". "Ok, super sujet, je prends !" was the real answer since I was born in France.
Anyway, to make the explanation short, Budokon is a mix between Martial Arts and Yoga and Cameron Shayne is the founder of this discipline. Luckily, he was giving a workshop in Montreal at United Gym.
So here I am, writing on my iPad, watching the participants. Well, actually the people I’m watching are doing slow-motion movements too. But looking at their fresh skin I guess they didn’t have the kind of night I had. Lire la suite →
Last week I went on a trip to… Toronto. It was one of the shortest trips I’ve ever done. Not spending even a night there, a simple professional round-trip to interview Montreal Alouettes star quarterback Anthony Calvillo. I am rather versatile and don’t hesitate to write articles about anything, Culture, Gastronomy, Lifestyle, Sexuality, Tourism, Science… name it. But if there if one field that is of no interest for me it is Sports! So what the hell was I going there? Well, first let’s start another paragraph, I’m getting bored with this one.
Better. So my quick visit to Toronto had nothing to do with Anthony Calvillo as a football player, but as a dad! Dove Men+Care (this is no equation, put your calculator down) was having a panel with four All-Star Dads. In 2010, the famous brand started “a conversation about what it means to be a man in today’s society”. Anyway I had to do different articles for one of my clients, MSN.ca, with the fatherhood angle.
On our arrival at 11:00 am Danielle Delaney (the PR lady from DDMG Communications) had the great idea to bring us to a restaurant before going to the interview. “us” was Sonia from Mamanpourlavie.com and..me, yes it is a rather small “us”. Danielle didn’t know the place we were heading to. Someone had told her this restaurant was awesome, so she decided to give it a try.
Five minutes in a cab and here we are, in front of a sign reading “Fred’s not here”. When you know that Fred is the owner of the restaurant, you realize his absence could be problematic. When the cat’s away, the mice will play! No ?
Fortunately the sign was wrong, Fred was here! And no mice in the horizon. The only things that danced this day were the tasty flavors in our mouths. I chose from the two-course Lunch Menu “Our Famous Baked Lobster & Crab Soup” only because it had “Famous” in it. Well, I’m not exactly the kind of guy that takes the best decisions when it comes to order food. I usually end up staring at my neighbor’s plate thinking “Why didn’t I order that ?!”. But this time I was more than happy with my choice. Take a look at the picture of what they call a “soup”. There was a soufflé on the top! As if the waiter had mistaken the order and brought me another dish… Looking closer to it, questions emerged from my foggy brain (see the picture of the fog)… Is it a soup? Is it a soufflé? Is it a bird?… a plane? No, it it SuperSoup! Not only it looked great but also was subtly good! The famous was deserved 100 times! Yummy.
The second dish was a “Certified Angus” New York Strip Steak with Duck Fat Frites. No kidding? Fred, it’s 2011 and you put the word “Fat” on your menu? Way to go sir! I like it! The “frites” (they must be French Fries under cover) were not that fat anyway and the meat was delicious. As for the liquid part of the meal we had a nice Californian Red Wine. Careful waiter, excellent food, warm decoration, Fred’s not here is definitely a place I will go back to on my next trip to Toronto.
As for the interview with Anthony Calvillo? Nothing to say, he was sweet, a real pleasure to meet him even though I had nothing to say to him about Football. And this is I met John Calvillo and SuperSoup the same day !