Quand les vins de Bourgogne séduisent Montréal

photo(2)Les vins de Bourgogne ont sorti le grand jeu mardi soir en organisant un souper de dégustation au restaurant Le Filet à Montréal.

Le but du jeu: trouver l’accord parfait. Je ne veux pas gâcher le suspens mais c’est exactement ce qui s’est passé.

Journalistes culinaires, sommeliers, restaurateurs, critiques étaient présents pour ce souper vraiment parfait. Tant l’ambiance que le service et les beaux accords mets-vins ont été un succès. Tout le monde a été accueilli avec un verre de Crémant ce qui d’entrée de jeu permet de créer un climat plutôt festif. Les langues se sont très vite déliées et il a fallu pas mal de conviction de la part des organisateurs pour que chacun rejoigne sa place à table.

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Véronique Rivest

Au total cinq services, accompagnés de douze vins de Bourgogne. Tataki de Wagyu, tartare de thon, risotto au crabe, demi-homard… Le Filet a donné son meilleur et le résultat dans l’assiette était impeccable. Le restaurant de l’avenue Mont-Royal a eu la bonne idée de proposer des plats à partager, plutôt que la traditionnelle formule du service à l’assiette. L’ambiance était plus que bonne et les accords que Philippe Boisvert, le sommelier du Filet, a imaginés ont fonctionné à merveille.

On notera la présence dans la salle de Véronique Rivest, de retour de Tokyo après avoir été couronnée deuxième meilleur sommelier au monde. Elle a eu droit à une ovation debout, nourrie de chaleureux applaudissements très mérités.

L’opération séduction des vins de Bourgogne a réussi, difficile de trouver quelque chose à redire sur cette soirée mémorable au cours de laquelle le plaisir a été autant humain que gustatif.

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Le guide Aubry des 100 meilleurs vins à moins de 25$ est arrivé

On l’attendait, le voilà. C’est la 9e édition du guide Aubry "Les 100 meilleurs vins à moins de 25$", un outil indispensable pour faire le tri et le bon choix parmi les nombreuses références que la SAQ propose tout en évitant de se ruiner. Eh oui, le livre ne présente pas de vin dont le prix excède 25$.

Jean Aubry a eu la lourde tâche de goûter à plus de 1 300 vins disponibles en succursales. De cette grande dégustation ne restent que les 100 meilleurs. Un guide d’achat très pratique donc qui permet en un coup d’oeil de se faire une idée sur la bouteille présentée. On apprend si le vin rentre dans la catégorie musclé, solide élancé ou rond et la façon dont il se boit, là l’auteur a inventé quatre catégories : amour, copain, détente et quotidien. Le vocabulaire employé reste accessible même aux béotiens, et Jean Aubry ne fait pas son pédant. Il parle simplement des vins avec un ton de proximité, en fait, il NOUS parle, il nourrit ses commentaires d’anecdotes, ce qui rend la lecture très digeste.

Vin blancs, rouges mais aussi un chapitre sur les meilleures bières de microbrasseries, sur les accessoire indispensables à avoir pour déguster du vin, sur les restos « Apporter votre vin » (avec suggestion de plusieurs vins selon la cuisine de chaque établissement), une entrevue de Normand Laprise (Toqué !) et de neuf sommeliers québécois et la liste n’est pas exhaustive.

Bref un ouvrage bien pratique à avoir dans sa bibliothèque gourmande. Un livre qui donne soif, alors santé !

"Les 100 meilleurs vins à moins de 25$" (Les éditions Transcontinental) 19,95$
Pour acheter le livre

Lancement du guide des Champagnes et autres bulles au Birks café

Comme chaque année le nouveau guide Champagnes et autres bulles de Guénaël Revel a été lancé avec plein de bulles justement au café Birks par l’Européa.

La brigade de Jérôme Ferrer avait concocté pour l’occasion des bouchées dont un succulent risotto.Le maître des desserts Roland Del Monte, meilleur ouvrier de France avait préparé pour l’occasion des macarons au citron absolument parfaits.

Mais revenons aux bulles. 460 pages de conseils, de critiques pour bien choisir votre vin pétillant, prosecco, cava, Champagne… tout ce qui pétille.

Pour bien accompagner les vins, cacao Barry a eu la bonne idée de s’associer à l’événement. L’accord chocolat blanc-vin pétillant fonctionne très bien. Le Zéphyr (nom du chocolat) s’accorde à merveille avec le Cava notamment.

Le livre se trouve dans toutes les bonnes librairies…

Champagnes et autres bulles (Édition Modus) 24,95$

Chocolat blanc Zéphyr de Cacao Barry

Succès pour la première soirée Omnivorious Party à la SAT

Samedi soir avait lieu la première soirée Omnivorious Party à la SAT, dans le cadre l’Omnivore World Tour. Qu’est-ce donc que cette drôle de chose Omnivorious Party ? Il s’agit d’une soirée au cours de laquelle 10 chefs ont fait découvrir leur talent en confectionnant des bouchées que des dizaines de visiteurs se sont empressés de déguster, d’engloutir voracement pour certains, oui, oui, j’en ai vu gober deux bouchées d’un coup !

À 19h les portes de la SAT se sont ouvertes, laissant entrer la longue file qui s’étirait jusqu’à l’angle du bâtiment.

Avant d’avoir accès à la salle où les chefs se préparaient, les participants ont patienté 45 minutes en visitant différents stands comme celui de Van Houtte qui proposait de découvrir son profil café grâce à un questionnaire de goût de six questions. À l’instar de la SAQ et de ses pastilles, Van Houtte a imaginé plusieurs profils-types de consommateurs de café. Je suis pour ma part Corsé-Fruité.

Autre stand incontournable: celui des vins du Rhône, un de mes clients pour lequel j’ai officiellement twitté toute la soirée (@VINSRHONE). Six vins au menu, rosé, blanc et rouge. Le bar n’a pas désempli, il faut dire que les bouchées ça donne soif. La bière Moosehead avait aménagé un espace lounge avec des chaises basses pour les buveurs de bières. La ferme Lufa, qui a la particularité de produire des produits sur le toit d’un immeuble de Montréal présentait ses produits tandis que La Pincée pimentait la soirée avec ses nombreuses épices maison.

À 19h45 le rideau s’est ouvert et tout le monde s’est dirigé vers la seconde salle où les chefs étaient disposés derrière un immense carré de tables. D’ailleurs c’est le bémol de la soirée, l’accès aux stands était assez délicat et il fallait jouer des coudes pour grignoter dans les premiers temps.

Quant aux bouchées, elles étaient concoctées par 10 chefs parmis lesquels Patrice Demers et Marc-André Jetté (Les 400 coups – Montréal) qui ont imaginé une Mousse au fromage de chèvre, tomates, quinoa croustillant ;  Eloi Dion (Van Horne – Montréal), qui a conçu un bagel Saumon Sauvage à 39°C & Crème fraîche au thé fumé ; Martin Juneau (Le Pastage – Montréal) et son petit gâteau aux carottes, confit d’ananas et crémeux de fromage fouetté.

Beaucoup de monde pour cette première édition qui a été couronnée de succès. Vers 22h toutes les bouchées avaient été avalées. Les participants se sont rabattus vers le bar pour boire un dernier verre de vin de Rhône… puis une autre dernier… puis un autre…

Bon anniversaire le Saloon Bar de Montréal !

Le Saloon Bistro Bar a fêté dignement ses 20 ans d’existence. Bon anniversaire le Saloon !

Ouvert en 1992, cette institution du Village Gai de Montréal située à deux pas et demi de la station Beaudry, a marqué le coup en organisant une fête placée sous le signe du cirque et de la fête foraine. De 17h à 22h la soirée étaient réservée aux médias, personnalités et invités privilégiés.

Tandis que ces invités sirotaient tranquillement leur cocktail à base de Perrier sur la terrasse, plusieurs artistes et acrobates y allaient de leur performance de danse ou de sauts à l’intérieur de l’établissement. Toujours impressionnant de voir des acrobates à quelques centimètres seulement de son nez. 

Dehors, sous un soleil encore fort, on pouvait rencontrer le styliste Denis Gagnon, dans un très joli bermuda noir. Derrière ses énoooooooorme lunettes qui permettent de l’identifier du premier coup d’oeil, il discutait avec passion et des amis. Non loin, Madame Simone, « personnificatrice » emblème du Village accueuillait les convives qui ne manquaient pas de se faire prendre en photo avec elle, une fois sur deux.

L’ambiance sonore était assurée par les DJs Rich Spence, Steve Aries et Paskal Daze et les plaisirs à avaler étaient concoctés par le chef Sébastien Savard. Il parait que l’ambiance est montée crescendo et que les cowboys et cowgirls ont veillé jusque très tard dans la nuit…

Le Saloon
1333, rue Sainte-Catherine est (à l’ouest de la rue Papineau), Montréal
www.lesaloon.ca

Les heures d’ouverture du Saloon sont flexibles selon l’achalandage et les saisons, toutefois, les heures de fermeture seront révisées à la hausse au besoin.

  • Lundi : 11h à 22h30
  • Mardi : 11h30 à 22h30
  • Mercredi : 11h30 à 22h30
  • Jeudi : 11h30 à 23h
  • Vendredi : 11h30 à 24h
  • Samedi : 10h à 24h (déjeuners servis jusqu’à 15h)
  • Dimanche : 10h à 22h30 (déjeuners servis jusqu’à 15h)

La terrasse sera accessible du mercredi 26 mai jusqu’au 12 septembre

Photos: www.dugraff.com

Le Barraca s’apprête à fêter en grand ses 10 ans. ¡Feliz Cumpleaños !

On le savait déjà, le Barraca, Rhumerie & Tapas est un lieu de fête. Il le deviendra encore plus dans quelques jours à l’occasion de son 10e anniversaire, retenez la date : le 1er juillet 2012. Le célèbre établissement de l’avenue Mont-Royal célébrera sa décennie de mojitos et autres plaisirs pour les papilles à travers plusieurs événements.

Il y aura ainsi pas moins de trois thématiques qui seront la Fiesta espagnole (dimanche 8 juillet) une journée à l’ambiance latine au cours de laquelle un trio de musique espagnole se produira, accompagnant une danseuse de flamenco. Le Barraca servira également une paella et une sangria maison.

Dès 15 h, le mercredi 4 juillet, tous ceux qui le désirent pourront apprendre à confectionner un mojito. On nous promet des prix réduits sur les boissons qui changeront toutes les heures et un voyage en Espagne à gagner.

Enfin il y aura le Party des anciens (vendredi 13 juillet). Tous les employés du Barraca, anciens et actuels, seront là. Particularité de la soirée, les prix qui étaient en vigueur à l’ouverture de l’endroit il y a dix ans seront pratiqués ce jour-là, ce qui semble a priori un bon deal. Un méchoui de cochon de lait sera servi.

Boire du rhum c’est bien, mais il est aussi agréable d’éponger tout cet alcool avec du bon miam. Pendant tout le mois de juillet une assiette spéciale anniversaire sera disponible au prix de 10$ taxes incluses. Pour avoir eu la chance de la goûter à l’occasion d’un dîner de presse le 21 juin, je peux vous garantir qu’elle vaut bien le prix. Elle a été imaginée par Guillermo, le chef mexicain de la place et se compose de champignons farcis au chèvre, de dattes au chorizo et lardon,  de pan à la tomate et de l’incontournable empanada de bœuf.

J’ai comme dans l’idée que la terrasse déjà très demandée en arrière du Barraca sera encore moins accessible pendant le mois de juillet…

Feliz Cumpleaños el Barraca !

1134 Mont-Royal Est, Montréal
(514) 525-7741

Lancement de la vodka Russian Standard au Théâtre Rialto

Tandis que le mercure a allégrement frôlé les 40 degrés en ce mardi, il a soufflé sur le théâtre Rialto de Montréal un vent glacial venu tout droit de Russie. C’est en effet dans cette salle de spectacle de l’avenue du Parc qu’a eu lieu le lancement officiel de la vodka Russian Standard, disponible sur les tablettes de la SAQ depuis mars dernier.

Si elle ne débarque chez nous que maintenant, cette vodka premium est disponible au Canada depuis 2009. Alors pourquoi ce retard ? D’après Kellyann MacLean, de Russian Standard, ce « léger » décalage horaire de trois ans est dû au long et complexe processus d’acceptation de nouveaux produits imposé par la SAQ. Ah, sacrée SAQ…

Très vite l’open bar a été pris d’assaut par les invités qui avaient le choix entre des shooters et quatre cocktails… à base de vodka. C’est d’une logique implacable. J’ai opté pour ma part pour un bon vieux Vodka Tonic avec lime.La vodka bue pure est bonne, et n’agresse pas les papilles.

Son inventeur, l’homme d’affaires Roustam Tariko voit grand et souhaite conquérir la planète avec ce produit. Déjà 75 pays le distribue à l’heure actuelle.

Dans la salle des serveuses avec des ouchanka sur la tête (ces chapeaux russes qu’il est déconseillé de porter quand il fait 40 degrés comme mardi) distribuaient des shooters aux gosiers asséchés. Merci la climatisation du Rialto de ne pas les avoir tuées. La plupart des invités étaient des « gens de la nuit » comme on dit, des patrons de bars, de clubs, enclin à peut-être utiliser cette nouvelle marque de vodka dans leurs établissements.

Côté musique, le Rialto avait des airs de club de La Main, le DJ n’a pas fait dans la subtilité looungy-jazzy-cool, on était plutôt sur du gros son qui tâche façon What is love… retour en 90.

Eric Speed est ensuite monté sur scène, « Il m’a dit de le présenter comme le violoniste le plus rapide au monde » nous prévient l’animatrice. Effectivement il joue vite mais ses sauts de cabri désarticulé, son sourire Ultra Brite, son costume noir flashy et l’arrangement synthétique de She’s a Maniac provoque en moi plus de crispation que d’admiration. On aurait aimé des chants russes plus traditionnels pour le lancement d’une vodka.

Le party a continué dans la soirée, quand je suis parti certains commençaient déjà à esquisser quelques pas de danse… Party time !

Russian Standard: 35,75$ (1,14L).

Dégustation de vins de la vallée du Rhône ou comment bien commencer la semaine…

Quelle est la meilleure façon de commencer la semaine et d’oublier que le lundi est le jour le plus déprimant jamais inventé ? La réponse m’a été donnée: par une dégustation de vin ! Le nouveau restaurant Hambar situé au 355 de la rue McGill s’est en effet transformé en salle de dégustation de vins de la vallée du Rhône. Une délégation d’une dizaine de vignerons français a fait le déplacement pour venir présenter leurs produits. Rien d’étonnant à cela quand on sait que le Canada représente le 4e marché en valeur pour le Rhône et le Québec les deux tiers des importations canadiennes avec plus de 520 vins référencé à la SAQ. Les vins du Rhône ont le vent en poupe.

Sur la longue table centrale une trentaine de bouteilles étaient alignées, autant d’invitations à découvrir les différents vignobles qui composent cette région française. Pour les amateurs éclairés, la dégustation se conduisait seul, avec l’indispensable livret pour prendre des notes. Ne faisant pas partie de cette catégorie de spécialistes, j’ai préféré m’en remettre aux conseils éclairés de Fabien Ozanne, l’oenologue conseil pour Inter-Rhône qui a rendu cette expérience des plus agréables. Les généreux plateaux de charcuterie du Hambar mis à la disposition y ont également contribué…

Entre deux gorgées (j’ai la mauvaise manie de ne pas toujours recracher) Fabien m’a expliqué les différences entre les vins du Rhône méridional et ceux du Rhône septentrional, joignant l’explication théorique à la pratique. On est passé d’une bouteille à l’autre, avec à chaque fois la petite histoire derrière l’étiquette. La diversité des vins du Rhône est assez large. On est passé de « vins de plaisir », comme les appelle Fabien, légers à boire entre amis à l’apéro à des crûs plus complexes destinés à accompagner un bon repas. Mon coup de coeur de cette dégustation a été triple. Il y a eu d’abord celui pour le Gigondas – Montirius Terre des aînés 2006 pour Le Mourre de l’Isle Vignobles David Côtes du Rhône 2010, un vin qui a pour particularité en plus d’être bon, d’être kasher, à savoir que toutes les manipulations liées à sa production ont été faites par les délégués rabbiniques  et pour le Cornas – Cuvée Les ruchets 2009.

L’avantage de ce genre de dégustation où les vignerons sont invités est justement la rencontre avec ces passionnés du vin. À la manière d’un speed dating, les journalistes invités passaient d’une table à l’autre, dégustant le vin de chaque vigneron en sa présence, et là encore, jouissant de leurs explications. Comment a été produit ce vin ? Quels ont été les procédés de vinification ? Pourquoi avoir choisi de faire de la biodynamie ? Les questions ne manquèrent pas. Les vignerons ne sont pas venus uniquement pour cette rencontre, ils partiront pendant trois à la rencontre des conseillers de la SAQ pour une formation sur leurs produits.

Après deux heures de dégustation, le lundi n’était décidément plus le plus mauvais jour de la semaine…

Voyage montréalais à Châteauneuf-du-Pape

Il y a des invitations qui ne se refusent pas. Celle de la Maison Ogier à venir déguster des Châteauneuf-du-Pape au restaurant Le Local de Montréal en est un très bon exemple. Nous sommes douze à table, douze à faire un beau voyage dans le Vaucluse. Le commandant de bord s’appelle Didier Couturier, c’est l’oenologue de la maison Ogier que le hasard a placé à ma gauche à table. Je vais essayer de ne pas le souler avec mes questions de béotien pendant tout le repas…

Coup de coeur de la soirée: L’Oratorio Crozes-Hermitage.

À ma droite la sommelière Élyse Lambert s’est joint à nous et verse dans nos verres quatre Châteauneuf-du-Pape qui se distinguent par leur terroir : éclats de calcaire, galets roulé, safres et grès rouges. Si l’on note des différences évidentes entre les quatre vins, on ne peut  s’empêcher de remarquer dans le même temps qu’ils partagent une certaine harmonie, une finesse en bouche qui me fait penser à du velours.

Après cette première vague de dégustation en rouge, on goûte un blanc (Côtes du Rhône Héritages blanc 2010) histoire de ne pas faire de jaloux dans les couleurs et nous sommes fin prêts à passer à des chose plus solides. Le menu imaginé par le restaurant Le Local pour accompagner la dégustation a été un sans faute. Depuis les bouchées (chèvre au noix, ceviche de pétoncle, gravlax de saumon) jusqu’au plateau décadent des mignardises en passant par un pavé de flétan absolument irrésistible, l’accord avec les vins fonctionnent à merveille.

Au cours de ces liquides agapes j’ai fait la connaissance d’un vin qui je le sens va devenir très vite un ami. L’Oratorio Crozes-Hermitage. Robuste tout en gardant une belle finesse en bouche. Coup de coeur.

Trois heures à table qui ont semblé être des minutes. De belles conversations autour du vin, sans chichi ni prétention. Merci Élyse pour cette discussion sur la mémoire olfactive très intéressant. Un très beau voyage, à hauteur de verre.

Pavé de flétan du Pacifique. Un régal parfaitment cuit.

Décadent plateau de mignardises…

25 ans des chips Vickie’s ou le délicat accord vin-chips

Il faut savoir conserver son sérieux en toutes circonstances dans ce métier. Sauf bien sûr s’il y a des chips au vinaigre en arrière-plan. Là on peut être soi-même. Merci Christine pour le cliché ;-)

Existe-t-il un accord avec le vin qui soit impossible ? Théoriquement non, puisque tous les goûts sont dans la nature comme dirait l’autre. Alors pourquoi pas un accord vin-chips ? Et bien c’est ce que la marque Miss Vickie’s, qui fête ses 25 ans d’existence, a imaginé pour l’occasion. Pourquoi pas.

Direction le salon St-Jacques de l’hôtel Place d’Armes où a lieu l’événement. Ce sont les vins Rosemount Estate qui ont été choisis pour faire ce drôle d’accord. Bon, alors, ne rculant devant aucun risque inhérent à mon métier de journaliste style de vie, je me suis avancé d’une des cinq stations de dégustation et j’ai testé le Shiraz avec les chips au vinaigre balsamique avant d’oser le Sauvignon Blanc avec celles au poivre noir avant de continuer l’aventure gustative.

Pour être honnête, je n’ai pas été emballé par l’accord vin-chips à 100%. Les chips sont bonnes, légères, bien assaisonnées, pas trop grasses, les vins sont bons aussi, accessibles, très fruités, mais disons que les deux ensemble… pas convaincu. C’est comme avoir deux meilleurs amis qui ne peuvent pas s’entendre entre eux. Il faut les voir séparément !

Autant avec une bière bien fraîche, bien charpentée, je peux concevoir des chips en accompagnement, autant avec du vin, pas trop. En tout cas l’accord fonctionnait mieux selon moi avec le blanc, certainement à cause de la température du vin.

Mais en discutant avec des collègues journalistes et blogueurs présents, je me suis rendu compte que certains d’entre eux trouvaient l’accord assez réussi. Subjectivité quand tu nous tiens… Comme quoi, c’est une question de goût…