Dégustation de vins de la vallée du Rhône ou comment bien commencer la semaine…

Quelle est la meilleure façon de commencer la semaine et d’oublier que le lundi est le jour le plus déprimant jamais inventé ? La réponse m’a été donnée: par une dégustation de vin ! Le nouveau restaurant Hambar situé au 355 de la rue McGill s’est en effet transformé en salle de dégustation de vins de la vallée du Rhône. Une délégation d’une dizaine de vignerons français a fait le déplacement pour venir présenter leurs produits. Rien d’étonnant à cela quand on sait que le Canada représente le 4e marché en valeur pour le Rhône et le Québec les deux tiers des importations canadiennes avec plus de 520 vins référencé à la SAQ. Les vins du Rhône ont le vent en poupe.

Sur la longue table centrale une trentaine de bouteilles étaient alignées, autant d’invitations à découvrir les différents vignobles qui composent cette région française. Pour les amateurs éclairés, la dégustation se conduisait seul, avec l’indispensable livret pour prendre des notes. Ne faisant pas partie de cette catégorie de spécialistes, j’ai préféré m’en remettre aux conseils éclairés de Fabien Ozanne, l’oenologue conseil pour Inter-Rhône qui a rendu cette expérience des plus agréables. Les généreux plateaux de charcuterie du Hambar mis à la disposition y ont également contribué…

Entre deux gorgées (j’ai la mauvaise manie de ne pas toujours recracher) Fabien m’a expliqué les différences entre les vins du Rhône méridional et ceux du Rhône septentrional, joignant l’explication théorique à la pratique. On est passé d’une bouteille à l’autre, avec à chaque fois la petite histoire derrière l’étiquette. La diversité des vins du Rhône est assez large. On est passé de « vins de plaisir », comme les appelle Fabien, légers à boire entre amis à l’apéro à des crûs plus complexes destinés à accompagner un bon repas. Mon coup de coeur de cette dégustation a été triple. Il y a eu d’abord celui pour le Gigondas – Montirius Terre des aînés 2006 pour Le Mourre de l’Isle Vignobles David Côtes du Rhône 2010, un vin qui a pour particularité en plus d’être bon, d’être kasher, à savoir que toutes les manipulations liées à sa production ont été faites par les délégués rabbiniques  et pour le Cornas – Cuvée Les ruchets 2009.

L’avantage de ce genre de dégustation où les vignerons sont invités est justement la rencontre avec ces passionnés du vin. À la manière d’un speed dating, les journalistes invités passaient d’une table à l’autre, dégustant le vin de chaque vigneron en sa présence, et là encore, jouissant de leurs explications. Comment a été produit ce vin ? Quels ont été les procédés de vinification ? Pourquoi avoir choisi de faire de la biodynamie ? Les questions ne manquèrent pas. Les vignerons ne sont pas venus uniquement pour cette rencontre, ils partiront pendant trois à la rencontre des conseillers de la SAQ pour une formation sur leurs produits.

Après deux heures de dégustation, le lundi n’était décidément plus le plus mauvais jour de la semaine…

Voyage montréalais à Châteauneuf-du-Pape

Il y a des invitations qui ne se refusent pas. Celle de la Maison Ogier à venir déguster des Châteauneuf-du-Pape au restaurant Le Local de Montréal en est un très bon exemple. Nous sommes douze à table, douze à faire un beau voyage dans le Vaucluse. Le commandant de bord s’appelle Didier Couturier, c’est l’oenologue de la maison Ogier que le hasard a placé à ma gauche à table. Je vais essayer de ne pas le souler avec mes questions de béotien pendant tout le repas…

Coup de coeur de la soirée: L’Oratorio Crozes-Hermitage.

À ma droite la sommelière Élyse Lambert s’est joint à nous et verse dans nos verres quatre Châteauneuf-du-Pape qui se distinguent par leur terroir : éclats de calcaire, galets roulé, safres et grès rouges. Si l’on note des différences évidentes entre les quatre vins, on ne peut  s’empêcher de remarquer dans le même temps qu’ils partagent une certaine harmonie, une finesse en bouche qui me fait penser à du velours.

Après cette première vague de dégustation en rouge, on goûte un blanc (Côtes du Rhône Héritages blanc 2010) histoire de ne pas faire de jaloux dans les couleurs et nous sommes fin prêts à passer à des chose plus solides. Le menu imaginé par le restaurant Le Local pour accompagner la dégustation a été un sans faute. Depuis les bouchées (chèvre au noix, ceviche de pétoncle, gravlax de saumon) jusqu’au plateau décadent des mignardises en passant par un pavé de flétan absolument irrésistible, l’accord avec les vins fonctionnent à merveille.

Au cours de ces liquides agapes j’ai fait la connaissance d’un vin qui je le sens va devenir très vite un ami. L’Oratorio Crozes-Hermitage. Robuste tout en gardant une belle finesse en bouche. Coup de coeur.

Trois heures à table qui ont semblé être des minutes. De belles conversations autour du vin, sans chichi ni prétention. Merci Élyse pour cette discussion sur la mémoire olfactive très intéressant. Un très beau voyage, à hauteur de verre.

Pavé de flétan du Pacifique. Un régal parfaitment cuit.

Décadent plateau de mignardises…

25 ans des chips Vickie’s ou le délicat accord vin-chips

Il faut savoir conserver son sérieux en toutes circonstances dans ce métier. Sauf bien sûr s’il y a des chips au vinaigre en arrière-plan. Là on peut être soi-même. Merci Christine pour le cliché ;-)

Existe-t-il un accord avec le vin qui soit impossible ? Théoriquement non, puisque tous les goûts sont dans la nature comme dirait l’autre. Alors pourquoi pas un accord vin-chips ? Et bien c’est ce que la marque Miss Vickie’s, qui fête ses 25 ans d’existence, a imaginé pour l’occasion. Pourquoi pas.

Direction le salon St-Jacques de l’hôtel Place d’Armes où a lieu l’événement. Ce sont les vins Rosemount Estate qui ont été choisis pour faire ce drôle d’accord. Bon, alors, ne rculant devant aucun risque inhérent à mon métier de journaliste style de vie, je me suis avancé d’une des cinq stations de dégustation et j’ai testé le Shiraz avec les chips au vinaigre balsamique avant d’oser le Sauvignon Blanc avec celles au poivre noir avant de continuer l’aventure gustative.

Pour être honnête, je n’ai pas été emballé par l’accord vin-chips à 100%. Les chips sont bonnes, légères, bien assaisonnées, pas trop grasses, les vins sont bons aussi, accessibles, très fruités, mais disons que les deux ensemble… pas convaincu. C’est comme avoir deux meilleurs amis qui ne peuvent pas s’entendre entre eux. Il faut les voir séparément !

Autant avec une bière bien fraîche, bien charpentée, je peux concevoir des chips en accompagnement, autant avec du vin, pas trop. En tout cas l’accord fonctionnait mieux selon moi avec le blanc, certainement à cause de la température du vin.

Mais en discutant avec des collègues journalistes et blogueurs présents, je me suis rendu compte que certains d’entre eux trouvaient l’accord assez réussi. Subjectivité quand tu nous tiens… Comme quoi, c’est une question de goût…

En attendant apéritif à la Française… l’heure des apéros

À en croire les scientifiques les plus chevronnés ainsi que ma voisine de palier, l’été approche à grand pas. Et qui dit été, dit une inextinguible soif de terrasse et de drinks entre amis et…d’apéros ! Ce sport Français sera célébré cette année encore à Montréal le vendredi 8 juin à 19 h à l’Arsenal (Griffintown) avec l’initiative Apéritif à la Française.

Mais en attendant cette 9e et toute dernière édition d’Apéritif à la Française (qui reviendra l’an prochain sous une autre formule apparemment), il faut bien s’entraîner un peu. J’ai donc décidé de préparer l’événement en trois temps et en variant les plaisirs. On décline l’apéro et on fait l’apéro-terrasse, l’apéro-maison et l’apéro-parc. Ces trois disciplines ne sont malheureusement pas encore reconnues officiellement par le comité olympique mais patience, elles le seront un jour. Ma voisine de palier est formelle là-dessus.

1) Apéro-terrasse
Pour cette première étape, direction la terrasse de l’ami Fred qui n’est pas le dernier pour lever le verre en bonne compagnie. Je me présente donc chez lui accompagné d’une bouteille de rosé Tavel domaine du vieil Aven. Rien que le nom, ça fait saliver. L’apéro-terrasse présente l’avantage de donner aux participants un certain confort pour ne pas dire un confort certain. On a oublié le tire-bouchon ? (le classique) un saut dans la cuisine permet de réparer cette erreur en moins d’une minute. Entre parenthèse, toujours vérifier son matériel avant d’entamer une compétition. La terrasse et ses chaise longues, sa table en bois sur laquelle est venu se poser un agréable petit saucisson de Lyon, des chips et quelques autres amuse-bouche, le temps suspend son vol comme disait le poète. L’apéro-terrasse permet également de profiter de la conversation de ses voisins qui parlent souvent trop fort, eux aussi embarqué dans un apéro-terrasse. On connaît ainsi leur avis sur le conflit étudiant, l’arrivée imminente d’un orage en fin de soirée et on peut même si on est chanceux avoir des nouvelles de leur vieille tante Yvonne qui va bien mieux depuis son opération de la hanche la semaine dernière. Ouf. En tout cas le rosé Tavel domaine du vieil Aven s’est bu sans sourciller et a mis des sourires dans la face.

2) L’apéro-maison
Encore plus confort que l’apéro-terrasse, l’apéro-maison st idéal pour les gens qui ne veulent pas bouger de leur canapé, pour les vampires que la lumière du jour effraye ou pour les jours de pluie. L’avantage de l’apéro-maison, outre le confort du sacro-saint divan, est de pouvoir jumeler ça avec une activité « parasportive » comme… le jeu vidéo. Et oui, rien de mieux à l’heure de l’apéro qu’une petite partie de golf sur la console Wii entre potes. Entre chaque coup, on se concentre en buvant un petit cocktail ou un verre de vin. À la fin du parcours, au 18e trou, la main est généralement très détendue, et le stress inhérent à la partie dissipé. Bon parfois, les participants ne veulent pas jouer à la Wii et préfère se concentrer sur la dégustation liquide. C’est ce qui s’est passé au cours d’un récent apéro-maison où les délicieuses bulles de Sieur d’Arques Première bulle ont occupé tout notre champ d’intérêt. On ne fait pas assez souvent d’apéro avec du mousseux. Il donne à ce moment un je-ne-sais-quoi de chic et on dirait que les conversations s’envolent un peu plus haut qu’avec un rhum and Coke…

3) L’apéro-parc

Ah, le plus champêtre de la liste, l’apéro-Parc, ce doux moment de la semaine où l’on se retrouve sur une table en bois dans l’un des parcs de Montréal, à faire sauter le bouchon de son alcool préféré au rythme lancinant du vent dans les arbres. Par Jarry, Lafontaine, ou Laurier peu importe le parc pourvu qu’on ait l’apéro. On prend un petit Coteaux du Languedoc 2011 Ormarine Picpoul, une bouteille de Vodka Grey Goose  pour quelques cocktails improvisés et direction le parc. Et là ô drame, ô désespoir. Ça c’était le scénario idéal, prévu depuis une bonne semaine, mais Monsieur Météo n’est pas clément en ce samedi après-midi et  vient gâcher notre beau projet à coup d’orage et de méchante pluie. On aime l’eau, ce n’est pas le problème, mais on la préfère dans le Pastis que sur nos crânes. Le parc Laurier, en ce samedi qui aurait pu être un beau samedi, est resté bien vide. Plan B (pas le bar de la rue Mont-Royal), on se rattrape à la maison et bis repetita, on refait un apéro-maison. On resort la Wii et je deviens vraiment très bon au cyber-golf. Merci Monsieur Météo.

Bien sûr il y a de nombreuses variantes, l’apéro-forêt, l’apéro-plage, L’apéro-camping, l’apéro-bateau, l’apéro-parapente (plus risqué celui-là). Vivement que l’apéro soit décrété sport olympique. J’ai déjà mon dossard.

Lancement de la nouvelle ligne de vin bio de Jean-Paul Daumen, vive la vallée du Rhône !

Décidément les 5 à 7 qui ont lieu au FoodLab de la SAT sont vraiment sympathiques. Aux découvertes culinaires concoctées par Seth Gabrielse et Michelle Marek s’ajoutent parfois des joies liquides comme celle qui a eu lieu mardi soir à l’occasion du lancement de la nouvelle ligne de vin bio de Jean-Paul Daumen (du Domaine de la Vieille Julienne).

En présence de Jean-Paul Daumen lui-même, fraîchement débarqué de l’avion, nous avons donc dégusté son Côtes-du-Rhône 2010 et son Vin de Pays, tout deux représentés l’agence oenopole. Ma préférence va sans conteste au Côtes-du-Rhône, léger et corsé. Le vin de pays que JEan-Paul Daumen qualifie de « Vin de soif » se laisse boire facilement aussi mais ne rivalise pas avec l’autre.

Jean-Paul Daumen.

Comme tous les 5 à 7 FoodLab, l’événement avait lieu au troisème étage de la SAT. Sur les longues tables qui invitent à la rencontre et à trinquer avec son voisin, de la terre avait été disposée, ambiance terroir… Après une longue enquête sur le terrain, entre deux verres de vino, j’ai appris que la terre ne venait pas du Domaine de la Vieille Julienne (OMG !) mais du Choix du Président.

Peu importe, le vin était bon, l’ambiance très détendue. Ça parlait, ça riait, ça trinquait et Jean-Paul Daumen, le petit dernier d’une famille de vignerons depuis cinq générations virevoletait au milieu des convives pour leur parler de son travail.

Du côté de la station bouffe les grillades donnaient une odeur d’été à la salle tandis que dehors c’était plutôt un rideau de pluie qui nous tenait lieu de paysage. La terrasse a été néanmoins prise d’assaut plus tard par les impénitents fumeurs de cigarettes qui ont risqué de glisser sur le sol trempé. La vie des fumeurs est décidemment bien périlleuse.

Nous avons bu la version 2010 qui sera prochainement sur les tablettes de la SAQ mais en attendant le Daumen Côtes du Rhône 2009 est disponible. Santé !

Skinny Girl: une nouvelle boisson à base de Téquila sur les tablettes de la SAQ

Une nouvelle boisson vient de faire son apparition sur les tablettes de la SAQ: Skinny Girl. Non il ne s’agit pas d’un cocktail qui peut vous faire perdre du poids, il ne faut pas rêver, mais on n’est pas loin néanmoins. 110 calories par verre (4,2 once/125 ml) « seulement » est en effet la promesse de ce drink prémixé à base de Téquila.

Jeudi soir la Taverne Gaspar (dans le vieux Montréal) s’est transformée en « centre de dégustation ». Accompagnés de tortillas et de guacamole, les verres de Skinny Girl se sont succédés avec ou sans paille.

Après avoir sondé les invités qui ont goûté la Skinny Girl, les commentaires sont plutôt concluants. Pas trop sucré,léger, il y a un goût de reviens-y pas désagréable.

Perso, je ne suis pas un grand fan des boissons prémixées. Ça goûte souvent la « chimie », et l’acidité vient casser le fun dans la bouche. Ce n’est pas le cas avec ce breuvage marketé « pour les filles » qui se laisse boire plutôt bien.

Une quinzaine de dollars à la SAQ, un investissement estival qui change de la bière. Mais ne vous laissez pas avoir par le nom, ça ne fait pas maigrir !

Dans les cuisines du Pastaga (avec Martin Juneau)

Pour ma chronique hebdomadaire pour le site Citeeze, je suis allé faire un tour dans les coulisses, pardon, les cuisines du dernier restaurant de Martin Juneau, Pastaga, sur Saint-Laurent. Voici un extrait de l’entrevue dont la version complète est à lire ici.

On entend la musique là, est-ce que c’est toujours le cas?
Oui, il y a toujours de la musique pendant la mise en place.

Qui la choisit et c’est quel genre de musique?
C’est chacun son tour, on vient avec nos mp3, nos iPhone donc ça va de la musique classique avec Beethoven à du rap comme A Tribe Called Quest.

C’est quoi le plus difficile de votre métier?
C’est le côté physique. On ne s’en rend pas forcément compte mais être en cuisine c’est du sport! Il faut sans cesse se baisser, soulever des choses, courir à droite à gauche à tel point que depuis quelques temps je fais des étirements avant le service, comme un sportif.

À quel âge êtes-vous tombé dans la marmite?
Un peu par hasard. À 19 ans, je me suis pris une job d’étudiant, j’étais au point mort dans mes études d’art plastique. J’ai fait la plonge et j’ai trouvé que l’ambiance était tellement bonne que ça m’a convaincu que c’était ça que je voulais faire.

Votre Junk Food favorite?
Saint-Hubert. C’est rapide, j’aime l’ambiance familiale qu’il y a là-bas. Du poulet rôti, des frites, c’est parfait.

Vos restaurants préférés?
Je vais en priorité dans des restaurants qui ont une belle carte des vins comme les Trois Petits Bouchons, DNA ou la Salle à manger.