On s’en doutait mais c’est confirmé, les organisateurs du Piknik Électronique ont décidément le bras long. Pour l’inauguration de la 10e édition qui a eu lieu au parc Jean Drapeau de Montréal, ils ont convoqué le Dieu Hélios en personne qui ne s’est pas privé de brûler littéralement les électro-piknikeurs à grands coup d’UVA et d’UVB. On a en effet allègrement passé la barre des 30 degrés et celle des 13 degrés en ce qui concerne le Shiraz Barefoot qui était vendu sur la terrasse du même nom. Les deux donnent des rougeurs mais un seul une mauvaise haleine.
Sur la scène Moog, alors que les DJ Driss Skali, Tone of Arc et Art Department ont tour à tour distillé leur son en secouant la tête de haut en bas, parce que c’est comme ça qu’il faut faire, une foule de plus en plus compacte à mesure que l’heure avançait se dandinait sous « l’Homme de Calder » en secouant la tête de haut en bas, parce que c’est comme ça qu’on doit faire aussi quand ont est une foule. À ce propos, j’espère vraiment que l’Homme de Calder aime la musique électro, sans quoi ses prochains dimanches vont ressembler à une atroce torture à 90 BPM.
Un air d’été a donc soufflé sur cette première journée très réussie, j’ai pas compté tout le monde mais à vue de nez, on était au moins énormément de monde. Gros soleil, bon son, bonne vibration (ça marche mieux avec Vibe), gars torses nus arborant leur tatouages de mâles, filles en mini-short voire pour certaines en micro-short (il y en a pour qui c’est en fait le même short que l’an passé, mais la bière et la poutine étant impitoyable, le mini est devenu micro), on a eu du line-up à l’entrée, du line-up pour aller bouffer, et du line-up aux W.-C. 
Ce qui est bien d’est qu’on croise de tout au Piknik: du hipster-underground-grosses-lunettes au gars pas-de-classe qui parle fort, des vieux, beaucoup de jeunes, des gens sobres (ce taux diminue cependant au fur et à mesure de la journée), des fêtards qui crient en sautant et en se cassant parfois la gueule mais avec le sourire, des taciturnes qui sont venus là plus pour le pic-nic que pour la musiques, les infatigables danseurs qui passent la journée et une partie de la soirée à bouger comme si la fatigue était qui leur était un concept étranger, un truc pour les autres humanoïdes… et j’ai même vu une fille en pyjama noir, et le pire c’est que je la connaissais. Je me suis bien abstenu de faire le moindre commentaire sur cette tenue nocturne peu adapter à une fête diurne et ensoleillée de surcroit… Je sais me retenir. Il ne manquerait plus qu je dise qu’elle s’appelle Sofy. Oups.
Toutes les Infos, c’est ici: piknicelectronik.com
Le prix d’entrée est de 12$ plus taxes et frais de service : un total de 14$ tout inclus.
La 10e saison du Piknic Électronik se déroule à tous les dimanches, du 20 mai au 30 septembre 2012, de 14h à 21h.
